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Vulnérabilités et contexte social : les conduites à risques et leur prévention

Projet ANR sur 3 ans : janvier 2009 - décembre 2011

Responsable scientifique : Claire Lévy-Vroelant, Professeur de sociologie, Université Paris 8.

Partenaires : Y. Fijalkow et C. Lévy-Vroelant (LOUEST, Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Val de seine). S. de Cheveigné (SHADYC), Chantal Mougin et Isabelle Maillart (CESAMES).


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Ce travail s’inscrit dans un programme de recherche proposé (et accepté) en réponse à l’appel d’offre sur les « vulnérabilités sociales » de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) par l’Université Paris 8 (coordination de la recherche, organisation des séminaires).

Cette recherche associe trois équipes travaillant sur trois territoires :
- le Centre de recherche sur l’Habitat (LOUEST, Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Val de Seine), qui travaille sur la grande vulnérabilité des personnes à la rue et leurs interactions avec le voisinage (quartier de Paris), en partenariat avec l’association Emmaüs ; ainsi que sur un quartier en rénovation (Paris 20ème) ;
- le SHADYC de Marseille, (Sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles, CNRS), sous la direction de Suzanne de Cheveigné (chercheure, anthropologue) qui analyse le travail des intervenants sociaux avec les populations vulnérables pour les aider à faire face à a « précarité énergétique » (situation socio- économique fragile associée à un logement insalubre et un accès à l’énergie problématique) et les actions visant à réduire les risques ;
- le laboratoire CESAMES (Centre de recherche Psychotropes, Santé mentale, Société, Inserm-Cnrs) qui se concentrera sur les différentes facettes de la prévention des conduites à risques en Seine-Saint-Denis.

Les éléments qui rassemblent ces trois terrains dans la même problématique de recherche-action sont :
- la compréhension des mécanismes de vulnérabilisation sociale de publics spécifiques, considérées dans leur contexte social et territorial ;
- l’analyse des conditions de leur prise en compte par les acteurs du champ sanitaire et social ;
- la mise en valeur des ressources et dynamiques susceptibles d’être développées (politiques locales, prévention globale, droit commun).

Ce travail permettra d’appréhender la manière dont cette catégorie de « vulnérabilité » a été traduite et intégrée par les différents acteurs du champ sanitaire et social travaillant auprès des adolescents et jeunes adultes du département de Seine-Saint-Denis. Il se propose également de comprendre ce que ces acteurs font exactement sur le plan de la réduction des facteurs de vulnérabilité identifiés (éléments d’analyse des pratiques et d’évaluation des actions).


Problématique, objectifs :
- Approches des logiques à l’œuvre sur le plan de la production des vulnérabilités sociales concernant les adolescents et jeunes adultes (considérées dans un premier temps du point de vue des acteurs) ;
- Analyse des modalités d’intégration de la problématique des vulnérabilités sociales (et de la santé mentale) dans différents domaines d’action préventive les concernant ;
- Recensement et analyse de quelques unes des principales zones d’action pouvant modifier la situation des publics et ouvrir à la prévention un réel impact (approche des positions et interactions incluant les publics).

  • celles qui sont liées aux contextes (vulnérabilités situées) : contexte urbain (type d’habitat, configuration de l’espace public, ) et ressources locales (proximité/éloignement des services, débrouilles diverses)
  • celles qui relèvent des processus et trajectoires (vulnérabilisation) : inscription dans le temps de l’appauvrissement des ressources, de l’amenuisement des soutiens (familiaux, sociaux), du déplacement des cadres sociaux (économie, insertion)
    - Analyse des méthodes et outils mis en œuvre pour agir sur ces ressorts.


Orientations :

Il s’agit donc – en interrogeant un certain nombre de professionnels, d’associations, d’élus et d’institutions sur quelques sites du département - de saisir :
- la manière dont la question des vulnérabilités sociales est pensée (représentée) et traduite sur le plan de la définition des stratégies d’action en direction des « jeunes en difficulté », qu’elles soient spécifiques (prévention, réduction des risques, santé mentale) ou généralistes (éducation, insertion, aide sociale…) ; appréhension, en particulier, des problématiques de santé mentale et de conduites à risques ;
- les difficultés et résistances récurrentes dans ce domaine : la distance aux institutions, les « empêchements à agir », la réactivité qui contribuent à alimenter des modèles de comportements tournés vers les risques chez certains adolescents
- le mode d’intégration par les acteurs (moyens mobilisés, spécifiques/généralistes), de manières de travailler, de dispositifs locaux et de synergies collectives adaptés à ces problématiques et innovants.